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Débats

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Marquer contre son camp

La Grèce a son martyr

Tentations autoritaires en Europe? Please, Europe, come back !

La solidarité, au cœur du renouveau du projet européen

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Marquer contre son camp

Lettre de G2004 proposant de nouvelles mesures d'économies au détriment du personnel, à l'occasion de la réforme du statut (Mai 2013)

Réforme du Statut : lettre de U4U à Génération 2004 concernant la lettre que ces derniers ont envoyé en novembre 2012 aux représentants permanents. U4U regrette des prises de position qui donnent des armes au Conseil contre la fonction publique européenne.
Lettre de R&D du 22 Fev 2013 commentant cette même lettre.

Open Letter sent on Jan 2013, 14th by STEFAN GRECH (elected to the CLP Brussels for G-2004) to the Maltese Prime Minister and the Leader of the Opposition (at the moment Malta is in a general election campaign mode). This letter was copied to the editors of all Malta's main newspapers, all the Maltese MEPs and to Malta's Permanent Representative to the EU as well as to all Maltese officials in the Institutions.

Derrière l'austérité, des hommes

La politique d'austérité drastique en Grèce a son martyr. Dimitris Christoulas s'est tiré une balle dans la tête sur la place centrale d'Athènes. Dans sa lettre d'adieu, il dit : «Le gouvernement ... a réduit littéralement à néant mes possibilités de survie, qui étaient fondées sur une retraite honorable pour laquelle j'ai payé (toute ma vie)... Je ne trouve pas d'autre solution qu'une fin digne, avant que je ne commence à chercher dans les poubelles pour me nourrir. Je pense qu'un jour les jeunes sans avenir prendront les armes et qu'ils pendront les traîtres sur la place Syntagma, comme les Italiens ont fait avec Mussolini en 1945.» Si ce suicide a ému toute la Grèce, c'est qu'il est le symbole d'une augmentation de 45% des suicides en un an.

Quand les politiques économiques préfèrent paupériser tout un pays plutôt que de réorganiser la finance qui est à l'origine de la crise, elles cessent d'être légitimes. L'État devient un Moloch qui dévore ses citoyens. Il est grand temps de se souvenir qu’un État démocratique est un instrument au service du peuple, que les politiques nationales de rigueur doivent être contrebalancées par des actions de relance au niveau communautaire pour préparer l'avenir et donner de l'espoir, avant que l’appel aux armes de Christoulas ne trouve un écho. Or ce risque existe : une manifestation devant le siège de la Banque Européenne à Francfort a tourné à l’émeute le 31 mars, et ce n’est pas la seule fois que des violences ont lieu durant de récentes protestations.

Tentations autoritaires en Europe? Please, Europe, come back !

La crise économique actuelle est parfois comparée à la crise de 1929. Dans les années qui ont suivi cette crise, la démocratie a été mise à mal au profit de mouvements autoritaires. Et les mouvements autoritaires font toujours leur lit sur la désespérance de ceux dont l'avenir s'assombrit.

S’il y a une leçon à tirer du passé, c’est que ceux qui ont accepté de sacrifier la démocratie en pensant lutter contre la corruption, pour redresser l’économie et pour garantir l’ordre, n'ont eu que davantage de corruption, une économie de guerre et pour finir le désordre absolu de la guerre et ses ravages.

Un régime autoritaire ne garantit nullement un État efficace. Par contre, il supprime la possibilité de le critiquer et de le faire évoluer autrement que par des crises soudaines et forcément sanglantes. Les évènements actuels du printemps arabe sont là pour le rappeler.

Les tentations autoritaires se font jour en Europe. La Hongrie, membre de l’Union européenne, est un cas emblématique qui devrait sérieusement inquiéter ceux qui pensent que nos États sont immunisés contre les maladies du passé.

En Hongrie, un parti venu au pouvoir démocratiquement comme d'autres dans les années 30, pervertit la démocratie. Il muselle les médias, criminalise l’opposition au nom du passé communiste, met au pas tous les organismes de contre-pouvoir (banque centrale, cour constitutionnelle…). Parallèlement, il implante des mécanismes qui rendront toute alternance démocratique virtuellement impossible ainsi que tout changement de politique économique.

Ce paquet de mesures s’accompagne du plus que douteux rétablissement de l’ordre moral (mesures contre les homosexuels, contre l’avortement …) ainsi que de décisions dangereuses comme celle visant à reconnaître la nationalité hongroise aux minorités hongroises dans d’autres pays. Ce révisionnisme de l'Histoire, cet irrédentisme hongrois, sont lourds de conséquences pour les voisins et donc, pour l'Union toute entière.

Le tout s’organise aux accents d’une musique trop bien connue: chauvinisme, représailles, valeurs mythiques comme la "pureté de la nation" ou la "sacralité de la terre, bénédiction divine sur la nation"1 , bien pratique pour faire oublier que déjà le bilan économique est catastrophique.

Finalement, la Commission a "courageusement" annoncé le 17 janvier qu'elle lancerait une procédure d'infraction contre la Hongrie pour "contravention à l'indépendance de sa banque centrale, atteinte à la protection des données et à l'indépendance du système judiciaire".

C'est le moins qu'elle pouvait faire, et nous approuvons la déclaration de Jose Manuel Barroso au Parlement européen qui "…appelle instamment les autorités hongroises à respecter les principes de démocratie et de liberté et à les mettre en œuvre en pratique dans ce pays". Mais c'est trop peu devant la menace que ce gouvernement représente pour les valeurs européennes auxquelles son pays a adhéré en décidant d'entrer dans l'Union. Quel dommage de ne s'émouvoir vraiment que devant la perte d'indépendance de leur banque centrale….Quelle occasion ratée (encore!) pour l'Europe de montrer avec la force et la conviction nécessaires qu'elle est guidée par une grande vision de la démocratie.

La Hongrie n'est pas la seule à flirter avec le chauvinisme le plus revanchard ! Le repli identitaire, souvent camouflé en euroscepticisme, monte un peu partout, ainsi que le retour aux vieilles recettes des années 30.

L'Histoire nous enseigne qu'on ne peut transiger avec l'autoritarisme: il est impérieux de lui apporter une réponse politique rapide et forte, en commençant par donner une réponse économique qui redonne espoir aux peuples.

L’impuissance de nos gouvernants incapables de raisonner "Europe", l'affaiblissant de facto, accentuant son déficit de gouvernance, nourrissant sa crise constitutionnelle permanente et hélas, son entêtement à prôner des mesures économiques inefficaces, contribue à affoler les citoyens et à les pousser à rechercher des solutions simplistes chez les démagogues.

Il devient urgent de trouver une réponse européenne à la crise, de se souvenir de nos devoirs réciproques de solidarité, engagement auxquels tous les membres de l'Union ont souscrit. La solidarité est une valeur structurante de la construction européenne. Les fondateurs savaient trop bien que la barbarie se nourrit surtout de son absence.

U4U ne peut pas rester silencieux face à ces dérives que l'on observe un peu partout dans nos États membres. U4U sera toujours là pour rappeler les valeurs européennes, ciment de nos sociétés, base du projet européen auquel nous œuvrons. U4U sera toujours là pour rappeler à nos gouvernants et à la Commission que ces valeurs, il est de notre devoir de les défendre et de les porter haut.

Ces valeurs ne sont pas seulement à protéger au nom du passé et par crainte de sa résurgence. Ces valeurs sont à promouvoir au nom du présent et de l'avenir, du nouveau paysage géopolitique, de l'état de la planète, des défis mondiaux que nous avons à affronter, ensemble.

Nous avons besoin d'une Europe qui fonctionne de manière solidaire et au service de tous. Nous ne voulons pas d'une Europe fondée sur le rapport de force permanent inhérent à la méthode intergouvernementale. L'intergouvernemental creuse les inégalités, n'a cessé de montrer ses limites et son inefficacité, et provoquera l'effacement de l'Europe et la disparition de ses valeurs.

C'est donc ensemble que nous devons recréer les conditions d'un progrès partagé. Ainsi chacun de nos États membres retrouvera son dynamisme dans une Europe de nouveau porteuse de l'intérêt commun.

 

1 Cf. dépêches d'agences Reuters, AFP, Le Monde.

Voir aussi article dans le Link 21 'Osons le débat'

Une plateforme pour une Europe solidaire a été lancée à la suite de ces initiatives.

La solidarité, au cœur du renouveau du projet européen

Le texte ci-après écrit suite à la réunion du Bureau de U4U du lundi 24 janvier 2011, faisant suite à une réunion de travail initiée par R&D, sera présenté par U4U à une réunion intersyndicale pour tenter une prise en charge de cette initiative citoyenne de la manière la plus ouverte et la plus unitaire possible, base indispensable à sa réussite.

Une telle initiative est nécessaire pour à la fois faire face aux difficultés connues aujourd'hui par la construction européenne mais aussi pour défendre une fonction publique forte, compétente, permanente et indépendante à un moment où des tentatives convergentes de nature intergouvernementale se font pressantes pour l'affaiblir.

Elle est aussi nécessaire pour donner au personnel des raisons qui accroissent la fierté de sa condition et de sa mission.

La solidarité,

au cœur du renouveau du projet européen

Dès l'origine, la solidarité a été voulue et conçue comme le cœur et le moteur de la construction européenne. Non par idéalisme béat ou pour faire primer le marché sur la citoyenneté, mais par nécessité.

Une nécessité d'abord pour réconcilier des nations et des peuples qui s'étaient fait si longtemps la guerre. Une nécessité qui s'impose désormais, ou plutôt devrait s'imposer, pour faire face ensemble à des défis et à de nouveaux acteurs internationaux, à l'égard desquels aucun pays européen n'est à l'échelle des solutions à imaginer et des décisions à prendre.

Comment assurer la préservation du modèle social européen où liberté, solidarités collectives et progrès social se conjuguent dans en équilibre fragile, alors que "l'Occident rétrécit" et qu'il est confronté à la raréfaction des ressources, à une compétition acharnée pour l'accès à ces mêmes ressources, aux nécessaires redéploiements économiques qu'imposent à la fois la mondialisation et le développement durable, à un vieillissement accéléré de sa population enfin –en particulier en Europe? Comment, en effet, sinon par des actions conduites au niveau du continent européen, de plus en plus réduit à sa dimension de péninsule de l'Eurasie?

Au moment où l'exigence de solidarité se fait de plus en plus pressante, celle-ci est remise en cause par deux développements simultanés: la crise économique internationale et sa transformation en crise de l'euro, d'une part, la mise en place de la mécanique intergouvernementale issue du Traité de Lisbonne, d'autre part.

A travers la crise financière internationale et à travers la crise de l'euro qui en a résulté, la crise économique a un double effet délétère sur les solidarités qui se sont esquissées, et parfois développées, dans la gestion collective des interdépendances entre pays et peuples européens.

La crise du système financier international condamne l'Europe à plusieurs années d'austérité, auxquelles son modèle social de solidarités collectives pourrait ne pas survivre. Une austérité qui a un coût immédiat: les 750 milliards € que les classes politiques européennes ont prélevé sur le pouvoir d'achat des populations, pour s'acheter du temps auprès des spéculateurs, anglo-saxons pour la plupart. Un coût permanent ensuite, avec le démantèlement programmé de ce patrimoine commun de tous les citoyens européens que constituent services publics et mécanismes de solidarité sociale, un démantèlement assorti d'une baisse durable et régulière du pouvoir d'achat des seules classes moyennes et populaires. L'appauvrissement durable et généralisé qui en résulte est présenté comme la clé du maintien de la compétitivité des économies européennes. Une présentation pour le moins partielle, puisqu'elle vise surtout à masquer l'incompatibilité entre le montant des engagements financiers des gouvernements européens auprès des "marchés financiers" et les valeurs européennes exprimées dans les Traités européens successifs: dignité humaine, démocratie, liberté, égalité…

La crise de l'euro quant à elle accroît les risques de "démantèlement" de l'Union européenne car elle s'accompagne d'un retour en force des égoïsmes nationaux. Depuis 2008 en effet, ce sont les États qui ont fait leur grand retour après avoir sauvé les banques et…leurs voisins. Sous la pression de mouvements populistes qui naissent et prospèrent toujours en temps de crise, les gouvernements privilégient les seuls intérêts nationaux aux dépens des intérêts communs européens, et se laissent de plus en plus souvent aller à des réflexes souverainistes: cette tentation du "cavalier seul" repose autant sur l'excès de confiance en ses propres forces que sur la méfiance envers celles des autres. Cette attitude de repli s'accompagne de plus en plus souvent de critiques, sinon de remise en cause, des Institutions qui sont à la fois expression et promotion du projet européen et des intérêts communs dont celui-ci est porteur. Ainsi, certains États membres ont régulièrement pris pour cible la Banque Centrale européenne, alors que cette dernière a pourtant su mettre son indépendance au service de tous pour gérer la crise… D'autres s'en prennent à la Commission, qui pourtant n'a fait que timidement rappeler l'importance d'un dispositif permanent de gestion de crise. Dès lors, même dans le domaine économique et monétaire qui est au cœur du projet européen, l'Europe fonctionne sur un mode intergouvernemental: rapport de forces et pilotage à vue conduisent rarement à l'efficacité et à la solidarité durables. Les États membres les plus efficaces ont cependant réalisé que l'euro était aussi "leur" monnaie: avec la mise en place d'un dispositif permanent de prévention et de gestion de crise, ils ont su se montrer solidaires tout en imposant leur "culture de la stabilité" .

Par son impact sur l'existence même de l'euro, la crise est en train de bouleverser les règles du jeu européen. Les dix-sept membres de l'eurozone, ainsi que leurs voisins au sein de l'Union européenne qui s'inquiètent du sort de la monnaie européenne, ont enfin compris combien l'existence de l'euro était déterminante pour la stabilité individuelle et collective. Tous acceptent désormais de trouver une parade collective durable en musclant les mécanismes de discipline budgétaire et de concertation économique. Même si l'on est encore loin de la fédération budgétaire à laquelle appelle le président de la BCE, une nouvelle Europe est en train de naître. Deux questions restent en suspens: l'édifice, construit sur la base des rapports de forces qu'impose le mode intergouvernemental, sera-t-il durable? L'absence évidente "d'esprit européen" permettra-t-il à cet édifice de remplir sa mission?

Il serait illusoire de trouver une réponse à ces interrogations avec la mise en place de la mécanique intergouvernementale issue du Traité de Lisbonne. Cette mécanique va en effet à rebours des évolutions du monde vers davantage de mondialisation économique et de multipolarité politique.

Alors même que ces évolutions exigeraient encore plus de solidarité dans la définition et dans l'affirmation d'intérêts communs sur la scène internationale, ce Traité renverse la tendance qui a prévalu dans tous les Traités européens depuis le Traité de Rome: une convergence de l'intergouvernemental aléatoire et construit sur le rapport de forces vers le communautaire structurellement construit autour de la recherche de l'intérêt commun. Avec Lisbonne, s'exprime la remise en cause du principe "d'union sans cesse plus étroite". Avec Lisbonne, s'organise le détricotage des solidarités communautaires au profit d'un inter-gouvernementalisme mou mais désormais …structuré. L'établissement du Service d'Action Extérieure Européen illustre cette volonté de dilution des solidarités: ce vrai-faux progrès prend la forme d'une sorte de Congrès-de-Vienne-permanent rassemblant, à travers un conglomérat de diplomates nationaux, des volontés communes de plus en plus incertaines et des velléités individuelles de plus en plus affirmées.

Le Parlement européen demeure désormais le principal, sinon le seul, dépositaire de la démarche communautaire. La Fonction Publique européenne, encore indépendante malgré les coups de boutoirs portés par "la réforme Kinnock", reste l'outil efficace au service de l'intérêt commun.

Cependant, le premier est de plus en plus sensible aux ukases des capitales nationales, puisqu'il ne peut s'appuyer sur des partis européens transnationaux assurant son indépendance. La seconde, car elle est désormais confrontée à une perspective de remise au pas par des moyens divers: marginalisation via une augmentation et une pérennisation de personnels contractuels, remise en cause des conditions statutaires et matérielles de cette indépendance, etc…

Est-il trop tard pour enrayer ce détricotage engagé depuis 2004, préparé depuis le milieu des années 90 ? Est-il encore possible de restaurer cet "esprit européen" fondé sur la solidarité, sur une vision partagée, sur la cohésion économique et sociale, sur l'intérêt commun?

Pour apporter à cette double interrogation une autre réponse que celle du fatalisme identitaire et du repli souverainiste que porte l'inter-gouvernementalisme, les soussignés lancent un Appel à une remobilisation collective de tous les porteurs de solidarités en Europe…

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Pour que l'Union redevienne, non pas une coalition des Etats, mais un rassemblement des Peuples.

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Pour que les "peuples d'Europe" soient effectivement appelés par leurs gouvernements à une union sans cesse plus étroite dans le respect des compétences déléguées par les gouvernements nationaux aux institutions de l'Union (art.1 du TUE), et pour que les "citoyens de l'Union" soient effectivement représentés au Parlement dans l'élaboration des politiques européennes (art. 14 TUE).

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Pour que les nomenklaturas et oligarchies nationales arrêtent d'entraver la constitution de partis politiques européens, permettant enfin à ceux-ci de contribuer à la formation de la conscience politique et à l'expression de la volonté des citoyens de l'Union (art.10 du TUE)

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Pour que les choix résultant de l'expression rénovée de cette légitimité démocratique soient garantis par une Fonction Publique Européenne indépendante de tous les groupes de pression nationaux et groupes d'intérêt sectoriels, et donc porteuse elle aussi de l'intérêt commun.

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Pour que le nécessaire rétablissement de la compétitivité économique européenne s'accompagne de l'organisation d'un débat, au niveau européen, avec l'ensemble des citoyens européens sur les voies et moyens de reconstruire un modèle de cohésion sociale.

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Pour que l'Union dispose effectivement de la masse critique requise à la fois pour défendre les intérêts communs de ses citoyens sur la scène internationale et pour peser dans l'élaboration de solutions solidaires et équitables au titre de nouvelles règles de gouvernance globale.

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