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Antennes-relais Rue de la Loi

Qualité de l'air à Bruxelles

Bien-être au travail

Le Groupe des cyclistes de l'Union européenne

Journée de la femme

Cantines et cafétérias

Sécurité à la Commission

Hot desking in the Commission ?

La Cour des comptes critique la politique de formation de la Commission

Voir les sujets propres à chaque DG - See issues relating to each DG

 

Antennes relais Rue de la Loi : Principe de précaution – Demain il sera trop tard!

Pétition du personnel des DG AGRI, ECHO, TAXUD, EMPL, SCIC demandant une étude d'impact préalable à l'installation des antennes (décembre 2017).
Cette pétition est maintenant close. Lette à la DG HR à la suite de cette pétition.

En Septembre dernier, deux professeurs émérites présentaient à la Commission une pétition "5G Appeal" signée par 180 scientifiques et docteurs de par le monde. Leur texte attirait l'attention sur l'indispensable principe de précaution qui devait prévaloir pour l'installation des antennes relais de la 5G. Elément notable de leurs inquiétudes, la massification du nombre d'antennes et la coexistence d'antennes de générations successives dont il était prouvé, pour les générations précédentes (2G, 3G, 4G et WiFi) qu'elles entrainaient des dommages sur la santé, en particulier des plus jeunes, sans compter ceux causés à la biodiversité.

Pour les signataires de cet appel pressant les pouvoirs publics à appliquer le principe de précaution, l'expansion des antennes en ville devait être stoppée tant que qu'il n'était pas prouvé qu'elle fût sans danger pour la santé.

27 antennes relais vont être installées sur le toit du bâtiment LOI 89. Elles viennent s'ajouter à 30 antennes déjà existantes à moins de 50m d'elles. Il s'agit bien d'une massification d'antennes sur un périmètre très étroit. Et il n'est pas certain que l'analyse d'impact préalable jointe au permis d'autoriser l'installation ait été conduite de manière complète. Il est possible d'objecter ce permis avant le 12 novembre. A tout le moins, des éclaircissements sont nécessaires.

U4U a alerté:

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le SIPP, le service de l'OIB qui encadre la prévention et la protection au travail, l'OIB qui le chapeaute et la DG HR via l'unité de supervision.

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le CLP (Comité Local du Personnel), qui a immédiatement saisi le comité paritaire CPPT en charge de la prévention et de la protection au travail.

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les Directeurs généraux des quatre DG dont les bureaux se trouvent face aux antennes existantes et futures annoncées [AGRI, TAXUD, ECHO, EMPL] pour qu'ils veillent au respect de l'application du principe de précaution pour leur personnel exposé.

Suite à ce courrier, le SIPP a demandé à l'entreprise Vinçotte, qui est l'organisme de contrôle agréé et sélectionné dans le cadre d'un contrat-cadre, de procéder à une analyse sur l'impact d'émission totale d'antennes émettrices à l'intérieur de bâtiments de la CE suite au projet d'installation de 27 antennes TELENET sur le toit du 89 rue de la Loi.

Les résultats du rapport de Vinçotte, transmis au CPPT d'hier, reprennent telles quelles les conclusions de la demande de permis à savoir qu' il n'y a pas de dépassement de la norme sauf dans des zones non accessibles au public et que l'impact de l'installation de ces antennes peut être considéré comme acceptable.

Mais aucune des mesures additionnelles souhaitées par U4U n'a été réalisée par Vinçotte, notamment :

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Quid du contrôle de l'impact au niveau des matériaux autres que le béton comme les portes, les fenêtres, les cloisons de plâtre qui peuvent laisser passer les ondes?

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Quid pour les bâtiments de la CE tout proches de l'impact probable de la mise en service de ces 27 nouvelles antennes combiné avec 30 antennes déjà existantes?

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Comment Vinçotte a-t-il pu fonder son avis sur base d'informations partiellement erronées comme la mention dans le permis d'installations existantes (ce qui simplifie la procédure d'octroi) alors qu'il n'existe pas d'antennes sur le toit du LOI 89?

A ces questions et objections formulées par U4U, le SIPP a répondu que Vinçotte recommandait d'évaluer concrètement les niveaux atteints après la mise en service des antennes additionnelles et de procéder à des analyses dans les bâtiments de la Commission qui sont exposés, une fois les antennes opérationnelles. Cette réponse malmène la vocation de prévention de ce service. Les 4 DGs concernées, quant à elles, n'ont pas répondu.

Seule la Commission peut objecter le permis d'installer. C'est elle qui occupe les bâtiments concernés. Conformément à la Directive 2013/35/UE, elle doit s'assurer de l'innocuité de ces installations et informer son personnel. Il semblerait qu'elle n'était même pas informée de ces installations, du moins on l'espère. Ce qui questionne les relations entre notre hôte, la Région de Bruxelles Capitale, et notre administration qui doit protéger la santé de son personnel, qu'il s'agisse de la qualité de l'air, de la mobilité, ou maintenant des émissions électromagnétiques.

U4U s'interroge et s'inquiète. Qu'est-ce qui empêche la Commission, au nom de l'ensemble des institutions, d'exiger de meilleures conditions pour les 30 000 personnes travaillant à Bruxelles parce que c'est le lieu où sont, en grande partie, installées les Institutions européennes? Nous sommes tout autant citoyens de cette ville, et contributeurs à la richesse et au développement de la capitale. Et nous exigeons l'application du principe de précaution inscrit dans la EU(2011) Résolution 1815.

10/11/2017

Message d'U4U au Président du CPPT: permis d'installer 27 antennes sur le toit du LOI 89 - principe de précaution et analyse d'impact
mar. 14/11/2017 18:34

Monsieur le Président,

U4U a saisi l’OIB du problème relatif à l’installation de 27 antennes additionnelles pour la société TELENET sur le toit du LOI 89, par email dont vous étiez en copie, le 19 octobre dernier.
Par ailleurs, U4U saisissait le CLP du l’installation de ces antennes, lequel vous adressait une note le 27 octobre suivant, synthétisant un certain nombre d’inquiétudes émanant de la documentation émise avec l’avis du permis d’installer, permis qu’il était loisible d’objecter jusqu’au 12 novembre dernier.
Le SIPP nous a répondu qu’il diligentait une analyse auprès de la société Vinçotte dont les résultats seraient discutés lors du prochain CPPT du 9 novembre.
Le 9 novembre, le SIPP présentait les résultats de l’analyse Vinçotte au CPPT.

Plusieurs éléments ont retenu notre attention et nous soucient fortement.

1. La Commission ne semblait pas informée du projet d’installation de ces antennes relais alors qu’une législation nationale dérivée du droit européen oblige à une analyse d’impact et à une information préalable des personnes exposées;

2. Les documents relatifs au permis d’installer n’étaient pas disponibles pour les membres du CPPT afin qu’ils puissent valablement délibérer en possession des éléments du dossier lors de votre réunion alors que nous les avions transmis au SIPP et au CLP;

3. Les résultats de Vinçotte semblent se limiter à une analyse du dossier joint au permis d’installer alors que dans leurs inquiétudes, et U4U et le CLP avaient évoqué les éléments suivants qui semblaient n’avoir pas été pris en compte :
• Simulation extérieure de l’impact des émissions sur les bâtiments adjacents : seuil très élevé d’émissions. Les seuils maximaux autorisés par la législation sont déjà atteints. Cela concerne tous les derniers étages des bâtiments qui abritent les DG AGRI, DG TAXUD, SCIC et DG ECHO, (LOI 80 à LOI 130).
• Exposition, de manière quotidienne et permanente, des collègues aux seuils maximaux. Cela exigera, pour ne pas être dépassé, une mesure et un suivi régulier de l’impact, une maintenance impeccable et l’assurance que l’exposition permanente au seuil est sans danger pour la santé du personnel concerné.
• Les simulations intérieures dans le dossier font apparaître un dépassement à l’intérieur de certains bâtiments. Cette information ne concerne pas nos bâtiments mais nous aimerions savoir si des simulations ont été effectuées en tenant compte du fait que le LOI89 a la même hauteur que nos bâtiments. Nous nous interrogeons aussi de savoir si le facteur fenêtre a bien été pris en compte, nos bâtiments en étant largement pourvus.
• L’installation de ces antennes vient s’ajouter aux 15 antennes existantes Rue de Trêve pour ORANGE et aux 15 antennes existantes sur le toit de l’hôtel THON pour PROXIMUS. 57 antennes sont concentrées sur un périmètres d’une vingtaine de mètres à peine. Il n’est pas évident que le dossier prenne en compte l’ensemble des antennes pour la simulation des émissions totales.
• Indication, en page 3, « Article 3 : Mise en place des installation : sans objet, les installations sont existantes ». Il suffit de monter au 11iem étage de la DG AGRI pour constater que le toit du LOI 89 est vierge d’installations existantes et par conséquent, cela jette un doute sur le sérieux avec lequel l’enquête préalable a été conduite et donc sur les éléments pris en compte pour autoriser ce permis.
• Absence au dossier des diagrammes des radiations verticales et horizontales, eux aussi déterminants pour estimer la dangerosité de l’exposition aux émissions, notamment.

4. Les conclusions opérationnelles du SIPP consistant à proposer qu’un suivi soit effectué par Vinçotte, une fois les antennes opérationnelles, nous paraissent en totale contradiction avec la vocation du CPPT qui, comme son nom l’indique, se soucie de prévention des risques au travail ;

5. L’absence de décisions du SIPP comme du CPPT relatives à l’application du principe de précaution, notamment en objectant le permis d’installer avant le 12 novembre, le temps pour nos services de compléter l’analyse d’impact et d’obtenir les garanties nécessaires à l’innocuité de ces installations, conjuguées à 30 antennes déjà existantes, sur la santé du personnel concerné.

U4U vous demande, au nom du CPPT, comme l’autorise le mandat de ce Comité, d’alerter la DG HR de ce projet d’installer des antennes, des doutes attachés à l’octroi du permis d’installer et des inquiétudes du personnel qui sera exposé en continu aux seuils maximaux d’émission.
U4U vous demande également de faire procéder à un avis d’expert indépendant qui aurait à charge de répondre aussi aux points évoqués ci-dessus en confrontant les résultats des analyses réalisées et en les complétant (prise en compte des facteurs fenêtres, prise en compte de la latéralité, prise en compte de la concentration sur le périmètre, notamment).

En vous remerciant de votre coopération dans ce dossier,
Georges VLANDAS
Président U4U

Qualité de l'air à Bruxelles

En juin 2015, la Commission européenne poursuivait la Belgique devant la Cour de justice de l'Union en raison de la persistance de niveaux élevés de particules, qui présentent un risque important pour la santé publique. Des études montrent que la mauvaise qualité de l'air fait chaque année plus de morts que les accidents de la route. Des microparticules appelées PM10, principalement dues aux activités humaines telles que les transports, l’industrie et le chauffage domestique, provoquent des problèmes respiratoires, le cancer du poumon et entraînent une mort prématurée.

Les résultats de la Belgique en matière de qualité de l’air ont connu une certaine amélioration au cours de ces dernières années, avec trois zones et agglomérations seulement (Bruxelles et les zones portuaires de Gand et de Roeselare) qui continuent de ne pas atteindre leurs objectifs. La proposition de saisine de la Cour faisait suite à l’envoi d’un avis motivé en février 2014, dans une affaire ouverte pour la première fois en 2008. Bien que des mesures aient été prises pour toutes les zones de qualité de l’air visées dans la procédure engagée par la Commission, elles n’ont jusqu'à présent pas suffi pour résoudre le problème et, puisque le délai de mise en conformité a expiré depuis longtemps, la Commission a porté l’affaire devant la Cour de justice de l’Union.

Fin avril 2016, la Commission européenne a envoyé à la Belgique une mise en demeure pour non-respect de la directive 2008/50/CE du 21 mai 2008 concernant "la qualité de l'air ambiant et un air pur pour l'Europe". La Belgique est en infraction pour non-respect des valeurs limites annuelles fixées pour le dioxyde d'azote (NO2). En réalité, en lieu et place de "Belgique", il faut lire "Région bruxelloise". Depuis l'entrée en vigueur de la directive, en janvier 2010, Bruxelles a, jusqu'en 2014, dépassé, chaque année, la valeur limite annuelle.

La Commission reproche aussi à la Belgique (et donc à la Région bruxelloise) de ne pas effectuer les mesures de qualité de l'air aux endroits où s'observent les concentrations les plus élevées, les résultats obtenus s'avérant dès lors non représentatifs. Deux stations de mesure importantes, celle d'Arts-Loi et celle de Belliard sont fermées depuis respectivement 2008 et 2014. Or, les chiffres de la station de mesure Arts-Loi montraient une progression régulière du niveau de pollution par le NO2 avant sa mise hors service.

Les particules fines provoquent chaque année 12.000 décès prématurés dans notre pays, selon Hans Bruyninckx, de l’Agence européenne pour l’environnement, qui met en cause les 3,5 millions de véhicules diesel en circulation en Belgique.

Pour nous qui travaillons chaque jour dans le quartier européen ou aux abords d'axes routiers importants (ex: Beaulieu, Genève…), et en particulier sur les deux axes "autoroutiers" que sont la Rue de la loi et la Rue Belliard, la qualité de l'air est un enjeu majeur pour notre santé.

U4U demande à l'administration de mesurer régulièrement la qualité de l'air dans les bâtiments les plus exposés, de publier ces mesures au personnel qu'il sache à quels risques il s'expose quotidiennement et de les communiquer aux autorités belges afin qu'elles prennent enfin les mesures qui s'imposent, pour nous comme pour la population des quartiers concernés.

U4U soutient pleinement la procédure en infraction lancée en 2015 et la mise en demeure de 2016 et espère que la pression conjointe de la Justice et de l'administration auront raison de la lenteur pour ne pas dire de l'inefficacité des autorités belges en la matière.

03/07/2016

Air quality in Brussels

In June 2015, the European Commission commenced proceedings against Belgium before the EU Court of Justice due to the continued high particle level, which posed a significant risk to public health. Studies show that poor air quality is responsible for more deaths annually than road accidents. Microparticles called PM10, mainly caused by human activities such as transport, industry and domestic heating, cause respiratory problems, lung cancer and lead to premature death.

Belgium's air quality results have improved slightly in recent years, with just three areas and conurbations (Brussels and the port areas of Ghent and Roeselare) still not reaching their objectives. The proposal to refer to the Court followed the sending of a reasoned opinion in February 2014, in a case first opened in 2008. Although measures were taken in all air quality areas concerned by the action taken by the Commission, they have not to date been enough to resolve the problem and, as the time limit for compliance has long since expired, the Commission brought the case before the EU Court of Justice.

At the end of April 2016, the European Commission sent Belgium a formal notice for failing to comply with Directive 2008/50/EC of 21 May 2008 concerning "ambient air quality and cleaner air for Europe". Belgium is in breach for failing to comply with annual limits set for nitrogen dioxide (NO2). In reality, instead of "Belgium", this should read "the Brussels Region". Since the Directive came into force in January 2010, Brussels exceeded the annual limit every year until 2014.

The Commission also criticises Belgium (and therefore the Brussels Region) for not implementing air quality measures in those places where the highest concentrations are observed, with the results obtained subsequently proving to be non-representative. Two major measurement stations at Arts-Loi and Belliard have been closed since 2008 and 2014 respectively. However, the figures from the Arts-Loi station showed a steady rise in the level of NO2 pollution before it was closed.

The fine particles cause 12,000 premature deaths annually in our country, according to Hans Bruyninckx of the European Environment Agency, which blames the 3.5 million diesel vehicles on the road in Belgium.

For those of us who work daily in the European quarter or near major road routes (e.g. Beaulieu, Geneva, etc.), and in particular on the two "autoroute" axes formed by the Rue de la loi and the Rue Belliard, air quality is a major issue for our health.

U4U requests the administration to take regular measurements of air quality in the most exposed buildings, to release these measurements to staff so that they are aware of the risks they are exposed to on a daily basis, and to notify them to the Belgian authorities so that they can take the necessary measures on our behalf and on behalf of the populations of the neighbourhoods concerned.

U4U fully supports the infringement proceedings launched in 2015 and the formal notice of 2016 and hopes that the combined pressure from Justice and the administration will overcome the tardiness, not to say the inefficiency, of the Belgian authorities in this matter.

Bien-être au travail

Une proposition de U4U (texte pour le débat)

Télétravail : un document pour le dialogue social

Lettre au Président suite au suicide d'un fonctionnaire  EN Version

Santé et sécurité au travail dans le secteur public de l'UE

L'évaluation du burnout

Après une évolution importante de la définition, on peut considérer le burnout comme un processus multifactoriel qui résulte de l'exposition prolongée à un stress persistant, en situation de travail chez des personnes qui accordent beaucoup d'importance à leur profession. Il provoque un épuisement professionnel, à la fois émotionnel et physique.

Il est difficile de faire une évaluation clinique du burnout. Il n'existe aucune référence réelle dans les classifications internationales telles que DSM ou CIM. Toutefois, le burnout est mentionné dans la CIM10 comme un syndrome d'épuisement noté Z73.0. Il ne s'agit pas d'un trouble psychique à part entière.

Le Groupe des cyclistes de l'Union européenne

Depuis 1996, un groupe rassemblant aujourd'hui plus de 1.600 collègues cyclistes de toutes les institutions européennes s'est constitué pour faire avancer la cause du vélo et accessoirement, de l'environnement. A son actif depuis vingt ans, l'augmentation du nombre de parkings à vélo dans et devant les bâtiments des institutions, l'accès à des douches, l'amélioration des infrastructures pour vélo en général et la lutte contre le vol, la mise à disposition de vélos pour circuler d'un bâtiment à l'autre, la participation aux consultations pour l'établissement des circuits cyclistes en région bruxelloise et une participation à toutes les consultations publiques sur Bruxelles relatives à la mobilité ou à la qualité de l'air, y compris la place dans les trains pour les vélos, l'amélioration de la signalisation et l'avancée des lois qui régissent la mobilité cycliste, de la formation et des informations sur les circuits, etc.

Bref, ce groupe très actif envisage à court terme de demander la mise en place de panneaux qui appellent les cyclistes à davantage de courtoisie envers les piétons et participe aux consultations pour faire évoluer les règles en matière de circulation à vélo en prenant en exemple ce qui se fait dans les capitales européennes très développées en la matière, comme Copenhague.

Nul doute que nous avons tous à gagner de l'usage plus répandu du vélo, à condition que celui-ci respecte les règles de sécurité routière et les piétons, comme solution aux problèmes de mobilité et de pollution que nous connaissons en région bruxelloise. Soutenons nos collègues cyclistes dans leurs combats, qui sont aussi les nôtres. Nous déplorons tous de travailler au bord de voies de circulation qui n'ont rien à envier aux autoroutes, nous redoutons massivement de rouler à vélo tant la circulation à Bruxelles est dangereuse, nous souffrons d'une pollution accrue qui nous affecte de plus en plus et nous sommes tous effarés des erreurs de conception des pistes cyclables dangereuses pour les piétons.

Donc oui, partageons l'espace en bonne intelligence, créons les conditions nécessaires pour la sécurité des cyclistes et de leur matériel, participons aux réflexions sur la mobilité à Bruxelles Capitale, la région où nous travaillons et où nombre d'entre nous vit.

04/07/2016

The European Union Cyclists' Group

In 1996, a group that now includes over 1,600 cyclist colleagues  from all the European institutions was formed to advance the cause of the bicycle as well as the environment. After twenty years of activity, there has been an increase in the number of bicycle parking spaces inside and outside of the institutional buildings, better access to showers, an improvement in general cycling facilities and counter-theft measures, the provision of bicycles to travel between buildings, participation in consultations to establish cycle routes in the Brussels region and in all public consultations in Brussels relating to mobility and air quality, including space for bicycles on trains, better signs and the promotion of laws governing cyclist mobility, training and information about routes, etc.

Briefly, this very active group intends in the short term to request the installation of signs calling on cyclists to show more courtesy to pedestrians and is taking part in consultations to change cycling rules along the lines of those European capitals most forward-thinking on the subject, such as Copenhagen.

There is no doubt we have everything to gain by the wider use of the bicycle, provided it respects both pedestrians and road safety rules, as a solution to the mobility and pollution problems we experience in the Brussels Region. Let us support our cyclist colleagues in their struggles, which are also ours. None of us like to work alongside roads that might as well be motorways. The Brussels traffic is so dangerous that we dread the thought of cycling, suffer from the increasing pollution that affects us all, and are all horrified by the poorly designed bicycle routes, which are so dangerous for pedestrians.

So yes, let us share the space intelligently, create the necessary conditions for the safety of cyclists and their equipment, engage in discussions on mobility in Brussels Capital, the region where we work and where many of us live.

8 mars 2015

A l'occasion de la Journée de la Femme, U4U affirme qu'au travail, ce que veulent les femmes, c'est la reconnaissance de leurs talents professionnels !

8 mars 2019

La journée des droits des femmes fournit l’occasion de mettre en lumière le long chemin qui reste à parcourir sur la question de l’égalité entre hommes et femmes.

Si nos Institutions essayent depuis une quinzaine d’années d'être progressivement exemplaires en tant qu'employeur dans ce domaine, en cohérence avec les politiques qu’elles élaborent, votent, promeuvent et contribuent à mettre en place, du chemin reste à parcourir pour faire évoluer mentalités et pratiques. Toutefois, des différences existent entre institutions, offices et agences sur l’application des règles et décisions qui aujourd’hui orchestrent cette égalité. Dans les faits, des moyens ou la volonté manquent pour assurer véritablement cette égalité partout dans la fonction publique européenne.

A première vue, pas d’écarts de salaires à l’embauche avec une grille salariale identique pour toutes et tous. Mieux, un éventail d’outils tente de lutter - contre toutes formes de discrimination, de harcèlement et de comportements inacceptables. Cependant, les manifestations de discriminations persistent dans nos Institutions. Contrairement à ce que l’on pourrait conclure, elles ne relèvent pas uniquement des comportements individuels ou des stéréotypes vite qualifiés de culturels.

Car les inégalités du monde du travail s’invitent aussi dans nos institutions malgré leurs politiques d’égalité. En Europe, le mainstream est que le maintien de l’emploi passe par sa flexibilité. Précariser le travail et, au passage, réduire sa rémunération, appauvrit d’abord et avant tout les femmes, parce que ce sont en majorité elles qui ont été poussées vers ces statuts au rabais.

Dans nos Institutions, les agents contractuels (AC) sont majoritairement des femmes, en particulier dans les catégories les plus basses. Il en est de même dans les carrières dites AST/SC. De ce fait, les femmes sont devenues majoritaires puisqu’elles représentent 56% de tous les agents confondus en activité (à la Commission en tout cas). Ces filières AC sont celles qui bénéficient le moins d'opportunité de carrière à proprement parler, ni de véritables avancements, ou encore de perspectives d’évolution de carrière.

Malgré les avancées de ces dernières années en matière de meilleure conciliation de la vie privée et professionnelle, qui bénéficient aussi aux hommes, les femmes paient aussi le prix des économies en tous genres opérés à l’échelle des Institutions. Par exemple, les restrictions budgétaires en matière de services à l’enfance (horaires/jours d’ouverture des crèches et garderies, absence d'écoles de proximité, contact avec les services médicaux scolaires, etc.) affectent négativement en majorité les femmes puisqu’elles conservent généralement la charge la plus importante du quotidien des enfants.

Cela pèse tôt ou tard sur leurs possibilités de faire carrière : plus on jongle avec ses multiples obligations, moins il reste de temps pour se former et progresser. Cela tombe bien pour nos Institutions, les budgets formations s’érodent et pour progresser, mieux vaut ne pas avoir de contraintes horaires.

Par ailleurs, les critères d’évaluation de la performance et les conditions d'organisation du travail restent encore définis par le genre masculin, ce qui pèse négativement sur les carrières.

Le non-remplacement systématique des congés de maternité, ou des temps partiels, par exemple, constituent également un frein à la mobilité et à la prise de responsabilités supplémentaires des femmes.

Enfin, jetons un œil sur nos pratiques et réfléchissons à l’externalisation d’une partie toujours plus importante de nos besoins à des sociétés de services, ce qui participe à l’accroissement de la précarisation des femmes sur le marché de l’emploi, même si elles ne sont pas visées en particulier.

Pour conclure, si le bilan reste celui d’avancées objectives et d’une volonté répétée de promouvoir l’égalité entre hommes et femmes, on ne saurait contester que le contexte budgétaire difficile de ces 15 dernières années sabote ces avancées et participe, de fait, à renforcer ces inégalités contre lesquelles les politiques mises en place sont censées lutter.

International Women’s rights Day represents an opportunity to highlight how much remains to be done to achieve equality between men and women.

Despite the fact that our Institutions have been trying for the last fifteen years to become exemplary employers in this area, in keeping with the policies whose implementation they have prepared for, voted for, promoted and contributed to, much remains to be done to change mentalities and practices. However, there are differences between institutions, offices and agencies in how they apply the rules and decisions that bring about this equality. In reality, the Institutions lack the capacity or the will to truly ensure equality throughout the European Civil Service.

At first glance, there is no gender pay gap and salaries are equal for both men and women. Better yet, a range of resources has been introduced in order to combat all forms of discrimination, bullying and unacceptable behaviour. However, discrimination remains an issue in our Institutions. Contrary to what may be believed, it is not contained to isolated cases of individual behaviour or inaccurate cultural stereotypes, as workplace inequalities have also manifested in our Institutions in spite of the equality policies in place.

In Europe, workplace flexibility is becoming ever more necessary to ensure employment stability. Contractual work, which often results in a lower salary, impoverishes mainly women, because it is mainly women that have been forced into this third-rate status.

In our Institutions, the majority of Contract Agents (CA) are women, in particular in the lower categories. The same applies to AST/SC career paths. Hence, women make up the majority as they represent 56% of all active agents in these positions (at least in the Commission). The CA sectors have the fewest career opportunities, with no opportunities for advancement or career development.

Despite all the progress made in the last few years in terms of reconciliation of work and family life, which has also benefited men, women are still affected by every budget cut made in the Institutions. For example, budget cuts to childcare services (opening hours of creches and childcare centres, lack of schools nearby, contact with school medical services, etc.) mainly impact women as they are usually responsible for arranging daily childcare.

Eventually, this begins to impact their career opportunities: the more obligations to juggle, the less time available to train and progress. How convenient for our Institutions, as training budgets are being cut and only those with no time constraints seem to progress.

Furthermore, performance evaluation criteria and the organisation of work are still defined by men, which negatively impacts their careers.

Systematic non-replacement after maternity leave, or being made part time, is also a threat to internal mobility and to the taking on of additional responsibilities for women.

Finally, we must examine our practices and consider the impact of the outsourcing of an ever-increasing portion of our requirements to service providers, which has also contributed to women’s employment instability, even if they are not the sole targets.

In conclusion, although the outlook is good in terms of objective developments and a repeated desire to promote gender equality, it is undeniable that the difficult budgetary context of the last 15 years undermines these developments, and even reinforces the inequality that the implemented policies are intended to combat.

8/03/2019

 

Cantines et cafétérias

Cantines: à quand l'internalisation?

Le contrat d’exploitation des cantines et cafétérias dans les bâtiments de la Commission à Bruxelles arrive bientôt à échéance et aura probablement été le plus compliqué à gérer de toute l’histoire de la sous-traitance des cantines à Bruxelles.

L’expérience a été décevante, pour ne pas dire pénible. La sous-traitance à trois prestataires différents n’a pas tenu ses promesses, notamment celle d’une saine émulation entre eux pour nous garantir le meilleur à moindre prix.

En fait, cette multiplicité d’interlocuteurs a été un vrai casse-tête pour la gestion des contrats et un véritable moins-disant pour le personnel :

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la concurrence entre cantines n’a pas conduit à améliorer ni l’offre, ni les prix ;

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les timides avancées du cahier des charges en matière d’alimentation plus saine n’ont pas résisté aux contraintes économiques ;

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le service ne s’est pas adapté à nos besoins mais les réalités financières des prestataires ont contraint nos besoins ;

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les cantines ont connu, à tour de rôle, des périodes de grève et d’instabilité, toutes liées aux conditions de travail et salariales faites aux employés des prestataires;

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le travail de l’OIB a triplé sans que ses ressources n’augmentent ;

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la liste de problèmes est longue et loin d’être exhaustive.

Par ailleurs, entre 2012, année de lancement du précédent appel d’offre et aujourd’hui, la sociologie de notre population a beaucoup changé. Les déménagements et fermetures d’immeubles ont été nombreuses, les horaires se sont allongés, le télétravail s’est généralisé, impactant forcément la fréquentation et la rentabilité des cantines et complexifiant leur gestion. Et nous sommes de plus en plus nombreux à désirer une alimentation durable, saine et éthique et à regretter que les politiques de l’UE en la matière ne soient pas traduites en actes quand, à notre tour, nous devenons prescripteurs de restauration collective.

Le service n’a donc pas été à la hauteur des attentes et des enjeux. Et dans l’échec du pari raté de cette sous-traitance à trois, regrettons aussi le naufrage du restaurant. La Commission est la plus grosse institution à Bruxelles, reçoit des hôtes du monde entier, et ne dispose pas d’un restaurant.

Fort de ces constats, l’OIB prépare le nouvel appel d’offre. Le paradigme demeure toutefois celui de la sous-traitance d’un service primordial pour notre bien-être au travail et pour notre santé.

Pour U4U, la réponse réside dans l’internalisation des cantines. Autrefois, les cantines et les restaurants appartenaient à la Commission. Elles n’avaient pas besoin d’être bénéficiaires pour rétribuer des actionnaires ; il leur suffisait d’arriver à l’équilibre. Les ristournes faites par les grossistes sur les quantités achetées profitaient à l’économie des cantines internalisées (et non à la trésorerie de prestataires) et se répercutaient sur les prix qui pouvaient rester avantageux, sans l’être au détriment de la qualité. C’était donc un bon service qui nous était offert.

Une gestion souple, au plus près des consommateurs finaux peut tenir compte de la sociologie de chaque lieu, des usages des Directions générales et s’adapter en permanence.

L’expérience actuelle démontre qu’il faut retrouver la maîtrise des cantines pour trouver la flexibilité qu’un contrat ne saurait offrir puisque le moindre changement à un appel d’offre induit un avenant, chronophage et énergivore. Un contrat, c’est un carcan, rigide, inadapté aux mutations rapides. Trois contrats, c’est tripler la difficulté.

Une gestion directe permet aussi une autre politique de prix et de tenir compte du pouvoir d’achat des stagiaires, par exemple, ou de certaines catégories d’agents et de fonctionnaires. Beaucoup de cantines publiques, dans d’autres Etats membres, innovent en la matière en pratiquant des tarifs modulables.

L’époque n’est certes pas aux recrutements. Mais là encore, faisons preuve d’imagination. Il existe des solutions et on trouverait à s’inspirer des bonnes pratiques de l’OIL (à Luxembourg) qui gère ses cantines locales, emploie ses chefs mais sous-traite une partie du personnel de salle et de cuisine. L’infrastructure existe et appartient à la Commission, qu’elle soit propriétaire des locaux ou en location. L’OIB saurait faire tout aussi bien, ayant l’expérience et les compétences. Libéré des tâches de supervision de contrats, de contrôles et d’audits triplés, l’OIB pourrait consacrer ses ressources à la gestion directe. Il n’y a donc pas de frein objectif à une telle solution.

U4U milite depuis des années pour ce changement. Grâce aussi à un travail patient de sensibilisation aux questions environnementales et de santé attachées à l’alimentation et de consommation responsable, U4U a fait passer auprès des gestionnaires de l’OIB la nécessité de faire évoluer nos cantines et nos achats et de s’intéresser au label « Good Food » développé par la Région Bruxelloise.

Avec plus de 7.000 repas servis journellement, la Commission est l’un des plus grands prescripteurs sur la région bruxelloise. Son comportement en tant que consommateur de denrées alimentaires a donc un impact considérable sur l’offre, et finalement, sur la production. Mieux maîtriser notre consommation alimentaire aujourd’hui, c’est déjà préférer que les denrées soient BIO, locales, de saison et que la pêche soit durable, par exemple. C’est aussi considérer autrement nos besoins alimentaires, notre consommation de viande, de sucre, de sel, de graisses, de produits laitiers, et prendre en compte toute une série de recommandation en matière de prévention santé, comme de promouvoir les jeudis « veggie ». S’inscrire dans une démarche bruxelloise, c’est s’ancrer comme hôtes responsables et concernés du territoire qui nous accueillent, où nous vivons et travaillons.

U4U a beaucoup écrit déjà sur l’échec de la scission des lots de cantines et cafétérias qui devaient mettre en concurrence les 3 prestataires choisis et nous garantir la meilleure qualité au moindre prix, un principe dont les dégâts sociaux sont considérables. Cette stratégie a échoué et le service ne s’est pas, globalement, amélioré. Il suffit d’aller chez nos voisins au Parlement européen, à l’EEAS ou au CESE/CDR pour constater que nous sommes les moins bien nourris. Et les seuls à connaître des grèves à répétition, grèves auxquelles le modèle de sous-traitance choisi n’est pas complètement étranger. Une attention particulière devra être prêtée lors de la mise en place du service cantine pour nos crèches garderies.

Canteens: when will they be insourced?

The contract for operating the canteens and cafeterias in the Commission’s buildings in Brussels is about to expire and will probably have been the most complicated contract to manage in the entire history of sub-contracting the Brussels canteens.

The experience has proved disappointing, if not downright awful. The outsourcing to three different service providers did not live up to expectations, especially with regard to healthy competition between them to guarantee us the best service at the lowest price.

In fact, the sheer number of representatives proved to be a real headache for the management of contracts and was of no benefit to staff:

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 the competition between canteens did not improve the supply nor the prices;

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 the feeble advances of the specifications in terms of healthier food could not overcome the financial constraints;

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 the service was not suited to our needs, which were constrained by the financial realities of the service providers;

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 the canteens experienced constant periods of strike and instability, all of which were related to working conditions and salaries of employees of the service providers;

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 the OIB’s workload tripled without a corresponding increase in its resources;

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 the list of problems is long and far from exhaustive.

In addition, between 2012, the year of the previous call for tenders, and today, the sociology of our population has changed significantly. There have been a number of moves and building closures, the working hours have got longer, and teleworking has become more widespread, influencing the use and profitability of the canteens and making their management more complex. Furthermore, a growing number of us want a sustainable, healthy and ethical diet. It is a shame that the EU’s policies on this subject are not translated into action when we ourselves become involved in contract catering.

The service therefore did not deliver on its expectations nor on its challenges. And with the failed gamble of this three-way outsourcing, let’s not forget the disaster that is the restaurant. The Commission is the largest institution in Brussels, receiving guests from around the world, and yet it does not have a restaurant.

On the basis of these findings, the OIB is preparing a new call for tenders. However, the paradigm remains that of sub-contracting a service that is essential for our well-being at work and for our health.

In U4U’s opinion, the solution lies in the insourcing of canteens. Previously, the canteens and restaurants belonged to the Commission. They did not exist to remunerate shareholders; it was enough for them to achieve a balance. The discounts offered by wholesalers on the quantities purchased benefited the economy of the internalised canteens (rather than the capital of service providers) and influenced prices, which could remain favourable without affecting quality. We were therefore being offered a good service.

A flexible management, as close as possible to the end consumer, can take the sociology of each location and the practices of the General Directorates into account, and can therefore continuously adapt itself as appropriate.

The current situation proves that it is necessary to regain control of the canteens in order to attain a level of flexibility that a contract simply cannot offer, due to the fact that the slightest change to a call for tenders results in a time and energy consuming amendment. A contract is a straitjacket, rigid and unsuited to rapid change. Three contracts simply triple the difficulty.

Direct management also allows for a new pricing policy and takes account of the purchasing power of trainees, for example, and that of certain categories of agents and officials. Many public canteens in other Member States innovate in this matter by implementing flexible pricing schemes.

This is certainly not a time for recruitment, but a time for imagination. Solutions do exist and inspiration can be taken from the practices of the OIL (in Luxembourg), which manages its local canteens and employs its cooks, but subcontracts some of the kitchen and serving staff. The infrastructure exists in and belongs to the Commission, whether it owns the premises or leases them. The OIB has the experience and skills to do everything just as well as the OIL. Freed from the tasks of contract supervision, controls and triple audits, the OIB could devote its resources to direct management. There is therefore no objective obstacle to such a solution.

U4U has advocated for this change for years. Through our patient work raising awareness on the health and environmental issues related to nutrition and responsible consumption, U4U has made OIB managers aware of the need to develop our canteens and purchases and increased awareness  of the “Good Food” label, developed in the Brussels Region.

With more than 7,000 meals served daily, the Commission is one of the most influential stakeholders in the Brussels region. Its behaviour as a consumer of foodstuffs therefore has a considerable influence on supply and, finally, on production. Better control of our food consumption today means prioritising organic, local and in-season food items and sustainable fishing, for example. It also means re-evaluating our dietary needs, our consumption of meat, sugar, salt, fats and dairy products, and taking on board a series of preventive health recommendations, such as promoting “veggie” Thursdays. Being part of a Brussels-based approach means establishing ourselves as responsible and concerned guests of the land that welcomes us to live and work.

U4U has already written extensively about the failure of the division of canteens and cafeterias that should have put the 3 service providers selected in a situation of mutual competition and thus guarantee us the best quality at the cheapest price, a principle that causes substantial social damage. This strategy has failed and the service has not improved overall. All you have to do is visit our neighbours at the European Parliament, the EEAS or the CESE/CDR to realise that we are the least well fed. Also, the only ones to have experienced repeated strikes, which are related at least in part to the current sub-contracting model. Particular care must be taken when establishing the canteen service for our crèches and childcare centres.

Février 2019

Vers des cantines durables à la Commission? (fev 2017)  EN version

Cantines à la Commission Mai 2016

Le personnel de certaines cantines et cafétérias est en grève contre son employeur. Cette situation est en partie la conséquence de choix faits lors du dernier appel d'offres. U4U s'adresse à la DG HR pour demander un réexamen de ces choix : Lettre à la DG HR concernant la situation des cantines et cafétérias à la Commission 20/01/15

Sécurité à la Commission

Déclaration du CCP du 13 avril 2016

Lettre ouverte à Mme Georgieva, Vice-Présidente

 

Le CCP, réuni en session plénière, souhaite exprimer toute sa solidarité avec les familles des victimes et les blessés des attentats qui ont sauvagement ensanglanté Bruxelles le 22 mars.

A travers l'aéroport de Zaventem et la station de métro Maelbeek, ce sont, outre la population belge, la communauté internationale et le quartier européen qui ont été directement touchés.

Les messages adressés au Personnel par le Président de la Commission, M. Juncker, et la Vice-présidente, Mme Georgieva, ont les intentions louables de nous rassurer, mais ne répondent pas aux enjeux et à la gravité de la situation.

En affirmant que "ces événements nous touchent, mais ne nous effrayent pas" et en nous assurant que "toutes les mesures nécessaires pour un retour en douceur à la normale sont mises en oeuvre", ces assertions ne répondent pas aux préoccupations d'un grand nombre de collègues qui craignent pour leur sécurité à Bruxelles et dans les alentours, chaque jour, pour eux-mêmes, leurs enfants et les membres de leur famille.

Rien ne pourra plus être "comme avant" et dès lors il n'y a plus de retour prochain à une "situation normale". Les données ont brutalement changé et constituent une véritable menace en particulier pour le personnel des Institutions européennes et pas seulement à Bruxelles. Nous devons donc d'urgence nous préparer et nous accoutumer à une "nouvelle normalité".

Certes, la Commission ne peut être tenue responsable des questions de sécurité à l'extérieur des bâtiments, mais il n'en reste pas moins qu'elle ne peut se dérober devant cet aspect essentiel pour tous. Pouvoir venir travailler et se déplacer en sécurité dans le quartier européen et les lieux où se situent les installations de la Commission et des institutions européennes est fondamental.

Aussi le CCP vous demande avec insistance de prendre en compte tous ces aspects dans les discussions avec les autorités nationales, mais également avec les Etats membres, tant il est essentiel que la coopération soit plus que jamais une réalité tangible et que les moyens dégagés, y compris financiers, soient à la hauteur des enjeux. La sécurité est une priorité qui s'inscrit dans une nouvelle donne et ne pourrait souffrir de restrictions budgétaires.

En ce qui concerne l'accès et les conditions de travail dans les bâtiments de la Commission européenne ainsi que dans les crèches, les garderies et les écoles européennes, le CCP demande de toute urgence la mise en œuvre d'une véritable politique de sécurité renforcée et des mesures concrètes de nature à assurer au personnel et aux enfants du personnel un minimum de garanties, à savoir :

1) Mettre en place une véritable politique et stratégie en matière de sécurité avec l'aide des meilleurs spécialistes en la matière, en associant les représentants du personnel, en prenant aussi en compte les expériences et les décisions des autres institutions et en renforçant en tant que de besoin la coopération interinstitutionnelle et avec les autorités nationales compétentes dans les lieux d'afectation,

2) Renforcer la professionnalisation et les effectifs de notre Direction de sécurité,

3) Explorer la piste de l’internalisation de nos "intergardes" comme il a été fait par le PE et la Cour des comptes et, le cas échéant, d'autres métiers,

4) Revoir le contrôle du personnel externe, en particulier avec un screening du personnel ayant accès aux bâtiments et avec la révision des cahiers des charges avec les fournisseurs extérieurs en incluant des normes de sécurité et de contrôle des personnes recrutées et travaillant pour les institutions,

5) Revoir la politique de l’OIB/OIL en matière de mixité de bâtiment qui rend plus difficile la mise en sécurité de nos bâtiments et donc de notre personnel,

6) Sensibiliser et former tout le personnel aux questions de sécurité et soins de première urgence,

7) Organiser des locaux de premiers soins à proximité de l'entrée des immeubles facilement accessibles par les services ambulanciers, avec le matériel adéquat, en particulier: boîte de secours, défibrillateurs, chaise roulante, brancard, couverture en laine, banquette, et point d'eau tel que stipulé dans le règlement " Manuel Immeuble Type" et parallèlement assurer la présence et la formation de secouristes dans chaque bâtiment,

8) Assurer de la même manière la sécurité des crèches, garderies et écoles européennes, en associant les représentants du personnel et les représentants des parents d'élèves,

9) Etendre l'assurance accident aux conjoints et enfants du Personnel, comme c'est déjà le cas dans les délégations.

Ces exigences, qui ne sont pas pour autant exhaustives, s'appliquent en premier lieu à Bruxelles, suite aux attentats du 22 mars, mais elles doivent également concerner tous les lieux d'affectation de manière proportionnée aux risques.

Pour être effectives, cette politique et la stratégie de sécurité couvrant les besoins légitimes des personnels, de leurs familles ceci sur tous les lieux d'affectation, doivent être développées dans les plus brefs délais en collaboration avec la Représentation du Personnel et les parties prenantes légitimes comme les Associations de parents d'élèves.

 

Hot desking in the Commission ?

In a draft document innocuously called « Housing Manual », the Administration contemplates the introduction of « hot desking » in the Commission. This document comes as a total surprise. No one has been consulted. Not the high hierarchy who expects outputs of a high quality, not the middle managers who would have to manage this scheme and of course not the staff.

Is this practice adapted to our working environment ? No one knows because the manual concentrates on practicalities and does not study whether our activity is compatible with this sort of arrangement. Furthermore, the paper does not take into account the profound changes to the management style or to the design of the premises that are a pre-requisite for such a model to have a chance of working. Incredibly, the manual declares : “Dans le cas de postes de travail non attribués nominativement aux personnes, aucun changement n'est à prévoir aux modalités déjà en place pour l'aménagement et le cloisonnement de ces espaces" which is obviously plain nonsense.

Finally, the paper mentions such trifles that could be a negligible consequence of the scheme : « l'insatisfaction du personnel, une certaine frustration, une démotivation ». Indeed. But who cares ?

See the draft document....

See the letter from U4U asking for the opening of a social consultation

04/06/2015 : Le Parlement européen, par une note de son Secrétaire général, M. K. Welle, a abandonné son projet de bureaux open space.

More reading...

Hot desking is an office organization system which involves multiple workers using a single physical work station or surface during different time periods. The "desk" in the name refers to an office desk being shared by multiple office workers on different shifts as opposed to each staff member having their own personal desk. A primary motivation for hot desking is cost reduction through space savings - up to 30% in some cases.

Hot desking is regularly used in workplaces where not all the employees are in the office at the same time, or not in the office for long periods at a time, which means actual personal offices would often be vacant, consuming valuable space and resources. An alternate version of hot desking would be in a workplace where employees have multiple tasks and multiple employees may require a certain work station, but not for their entire duties. Thus a permanent work station can be made available to any worker as and when needed, with employees sharing the station as needed. This could be for a single element of one's work (for example, sales employees who may need an office when they have client meetings but otherwise do not need an office) or may be a series of multiple work stations for multiple tasks in an assembly line fashion. A collection of such workstations is sometimes called a mobility centre.

The term hot desking is thought to be derived from the naval practice, called hot racking, where sailors on different shifts share the same bunks.

With the growth of mobility services, hot desking can also include the routing of voice and other messaging services to any location where the user is able to log into their secure corporate network. Therefore their telephone number, their email and instant messaging can be routed to their location on the network and no longer to just their physical desk.

With the emergence of hot desking and the growing amount of technology in the workplace there has been the development of tools to aid the simplicity and efficiency of hot desking. Generally the hot desking system is maintained by a piece of software which integrates with the company's communication systems and is tailored to the office of each individual company. These software systems usually also allow the company to manage many resources such as conference rooms, desks, offices, and projectors and other types of media.

In some cases, the employees are designated to a certain area but because of the hot desking situation, all available seats must look the same. Therefore, in order to enable workers to make sure they are sitting in the right group area (or "neighborhood") sometimes colored walls, mousepads, or acetate nameplates are used. Then workers are designated to sit anywhere in the red zone, for example, or the blue zone. The groups in the company are then identified by these group colors.

La Cour des comptes critique la politique de formation de la Commission

«Les actions de développement du personnel de la Commission européenne devraient être davantage centrées sur les objectifs de l’organisation», selon les auditeurs de l’UE.

La Commission propose des possibilités de développement très diverses à son personnel, avec des formations professionnelles, un apprentissage informel et des changements d’affectation.
Si, en 2010, le personnel de la Commission dans son ensemble a consacré en moyenne 6,9 jours à la formation, cette dernière n’était pas centrée précisément sur les objectifs de l’organisation. La Cour des comptes recommande la prise de mesures pour renforcer l’environnement d’apprentissage de la Commission et permettre d’exploiter pleinement les possibilités d’apprentissage.

Pour mettre en oeuvre la politique de l’UE, la Commission dépend de ses quelque 33 000 agents. Afin d’effectuer leurs tâches de manière efficace, ces derniers doivent se mettre et se maintenir à niveau en recourant à la formation, à l’apprentissage informel et à la mobilité professionnelle. À la Commission, cette exigence revêt une importance toute particulière en raison de la longueur des carrières et de la faiblesse de la rotation du personnel permanent. Dans le rapport spécial qui paraît le 25 juillet 2012, la Cour des comptes européenne observe que la Commission ne possède pas suffisamment d’informations sur les compétences existantes ou nécessaires au sein de son personnel. Bien qu’elle propose à ses agents des possibilités de développement très diverses, elle ne contrôle pas suffisamment leur taux de participation aux formations, l’acquisition d’aptitudes ou l’utilité de la formation pour leur travail.

«Proposer une offre abondante et faire reposer la participation des agents sur la demande ne permet pas de garantir que les actions de développement du personnel soient suffisamment centrées sur la réalisation des objectifs opérationnels et politiques de l’UE», déclare Louis Galea, le Membre de la Cour des comptes responsable du rapport. «En mettant en oeuvre les recommandations de la Cour des comptes européenne, la Commission renforcera l’efficacité de sa stratégie de gestion des ressources humaines et de développement du personnel. Elle sera également plus à même d’évaluer les résultats des efforts quelle aura investis dans l’apprentissage et le développement, et d’améliorer sa stratégie au fil du temps

Le rapport spécial sur «L’efficacité du développement du personnel à la Commission européenne» est le fruit d’un audit de la performance qui a révélé que les plans de développement du personnel, tant au niveau de l’individu qu’à celui de l’organisation, ne sont pas centrés précisément sur les objectifs organisationnels.

La Commission n’a pas mis en place d’environnement d’apprentissage assez performant pour tirer tous les avantages de l’offre d’apprentissage. Les agents n’assistent qu’à 35 % des cours prévus sur leurs cartes de formation, 30 % des agents suivent moins de deux jours de formation, les taux d’absence et d’abandon des cours de langues sont élevés, et la participation aux formations est plus faible parmi le personnel âgé des grades supérieurs. Le personnel d’encadrement et les autres agents de la Commission assurent des formations, mais en nombre insuffisant pour prouver que l’organisation attache beaucoup de valeur au développement du personnel. L’organisation apporte un soutien limité à l’utilisation des nouvelles aptitudes dans le travail, et le système d’évaluation et de promotion ne reconnaît pas suffisamment les mérites des agents qui acquièrent et utilisent de nouvelles aptitudes. La Commission mesure la satisfaction du personnel quant aux actions de développement. Elle fait en outre quelques tentatives d’évaluation de l’utilité des actions de développement pour le travail, mais elle sollicite rarement l’avis du personnel d’encadrement sur l’efficacité de la formation et utilise peu d’indicateurs objectifs. Enfin, elle n’évalue pas l’incidence des actions de développement sur les résultats organisationnels et ne dispose donc pas des informations nécessaires pour montrer la contribution des actions de développement à la réalisation des objectifs de l’organisation. Sur la base de ces observations, les auditeurs de l’UE recommandent essentiellement à la Commission:

• de s’assurer qu’elle possède suffisamment d’informations consolidées sur les aptitudes actuelles de ses agents ainsi que sur celles dont elle aura besoin pour relever les défis à venir, et d’élaborer une stratégie qui montre de manière convaincante en quoi l’apprentissage et le développement du personnel contribueront à la réalisation des objectifs de l’organisation;
• d’optimiser, dans cette optique, les systèmes servant à planifier les formations et les changements d’affectation;
• de développer ses systèmes visant à assurer un suivi de la participation aux actions de développement;
• de lutter contre les cas de performance insuffisante et d’inciter à une plus grande exploitation des possibilités de développement proposées tout en reconnaissant les mérites des agents qui développent leurs aptitudes ainsi que celles d’autrui;
• de contrôler et de valider l’acquisition de nouvelles aptitudes dans la mesure du possible, et de favoriser leur utilisation sur le lieu de travail en organisant des activités de suivi;
• de déterminer dans quelle mesure les agents qui participent aux actions de développement acquièrent de nouvelles aptitudes qu’ils peuvent utiliser sur leur lieu de travail.

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